Frédéric Gadmer
Un regard sur le Cameroun de 1916 à 1918. Découvrez les images, le parcours de leur auteur et le contexte dans lequel elles ont été réalisées.
1878–1954 · Photographe et opérateur
Une sélection de photographies

![Garoua. Effets du 95 mm sur l'ouvrage B. [légende d'origine]](https://images.cameroun-dautrefois.kilikili.cm/media/catalog/product/cache/429ca14580b83b454652002f7695c09b/6/4/64388_3_1.jpg)
![Lolodorf. Sortie de classe. [légende d'origine]](https://images.cameroun-dautrefois.kilikili.cm/media/catalog/product/cache/429ca14580b83b454652002f7695c09b/2/3/2340193_6_1.jpg)
Derrière l’objectif
Des services photographiques de l’armée aux Archives de la Planète.
Un photographe de métier
Né à Saint-Quentin en 1878, Frédéric Gadmer exerce déjà la photographie lors de son service militaire, en 1898. Il travaille ensuite à Paris chez Vitry, une entreprise liée à la photographie et à l’héliogravure. En mai 1915, il rejoint la Section photographique de l’armée. Ses missions le conduisent à Salonique, en Macédoine et à Corfou, avant le Cameroun.
Une mission à travers le Cameroun
Selon la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, Gadmer arrive à Douala le 4 décembre 1916 et repart pour la France au début d’août 1918. Son itinéraire passe par Yaoundé et Akonolinga, atteint le sud du territoire, puis remonte jusqu’à la région du lac Tchad.
Les sujets dépassent le seul reportage militaire : architectures, cultures, paysages, portraits et activités quotidiennes. À Foumban, il photographie les vanniers et la cour du roi Njoya ; à Garoua, l’habitat et des hommes copiant des versets du Coran. Les porteurs et les tirailleurs apparaissent aussi dans les images de la mission.
Après le Cameroun, Albert Kahn
Recruté par Albert Kahn en 1919, Gadmer contribue aux Archives de la Planète jusqu’en 1932. Il voyage notamment au Levant, puis au Canada avec le géographe Jean Brunhes en 1926, et pratique le cinéma à partir de 1924. Après cette collaboration, il travaille pour l’éditeur de cartes postales Yvon.
À distinguer : le corpus camerounais de 1916–1918 provient de sa mission militaire. Il précède son travail pour Albert Kahn et ses autochromes en couleurs.
Comprendre les archives
Une mission militaire et coloniale
Ces photographies sont produites après la conquête du Cameroun allemand par les Alliés. Le choix des sujets et des légendes s’inscrit dans ce cadre. Elles offrent des documents précieux, sans constituer un inventaire neutre ou exhaustif du pays.
Des supports, des fonds, des notices
La mission utilise des négatifs noir et blanc sur verre. La MPP recense 932 tirages et signale 2 804 négatifs diffusés par l’ECPAD. Ces ensembles ne se confondent pas avec le nombre de notices de cette galerie : tirages, négatifs et notices sont des unités différentes.
Lire les légendes avec recul
Les notices conservent les légendes d’origine, qui peuvent employer des termes coloniaux. Les localisations et attributions suivent les sources et peuvent varier. Cette page réunit deux variantes du nom de Gadmer ; elle ne prétend pas dédupliquer les photographies entre institutions.